Protégé au titre des Monuments Historiques, l’atelier est désormais un formidable conservatoire
du savoir-faire des formes et des décors.

La préparation de la terre
Au départ, il fallait faire la broyée. Le labeur consistait à battre la terre à la masse et à la main puis à la rouler avant de découper au fil la quantité nécessaire. Ce travail a été remplacé en 1937 par la boudineuse : on découpe des palots représentant la quantité nécessaire de terre pour faire une pièce.
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Le tournage
Une fois le “palot” centré sur le tour et la règle bien calée, tout va alors très vite.
La terre déjà creusée, monte à la vitesse de l’éclair.
D’un mouvement très rapide, les mains du potier trempent dans le “choffi”, se débarassent du moulant et reviennent sur la terre, pendant que son pied est sur le “topi”. Le potier prend alors une “plaine“ et s’en sert pour donner forme à la pièce.
En quelques secondes, la pièce finie est posée sur la planche. Une autre pièce prend alors forme sur le tour jusqu’au remplissage de la planche.
Les planches sont alors posées sur des barres de séchage, au soleil si le temps le permet ou dans l’atelier, jusqu’à ce que les pièces soient “abouchées” avant d’être “apointées”.
C’est à ce moment précis que l’on va pouvoir “garnir” avec les anses, oreilles de bols, queues des plats... ou utiliser le “traotcho” afin de trouer les pièces finement.
Photos : Olivier Sourdive /
Annick Guillaume - Naturimages